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Dernière mise à jour : 28.01.2014
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LA BONNE QUESTION -I

Publié le 29/07/2009 à 16:14 par elaniou Tags : onu mayotte comores

 

Mercredi, 29 Juillet 2009 01:07


.LA BONNE QUESTION :
 

 

 La bonne question c'est  AHMED ALI AMIR qui la pose dans Alwatwan  (édition du 27 Juillet 2009)

"suffit-il d'inscrire la question deMayotte pour crier victoire?"

Le journaliste explique les circonstances dans lesquelles a été arrachée cette réinscription in extremis d'une question qui n'aurait jamais dû quitter l'ordre du jour de l'Assemblée Générale des Nations Unies.

Inquiétant! très inquiétant!

D'abord nous apprenons que la réintroduction est la suite logique d'une nouvelle démarche qui s'inscrit dans la résolution adoptée par l'Union Africaine qui demandait la réactivation du comité des 7" 
Ah! Bon?!!! ...Merci quand même Monsieur Khadafi! Après tout, il fallait bien un Africain pour le faire!..


Ma naïveté est décidément angélique. J'allais croire que pris de remords, notre gouvernement avait eu un ultime sursaut et revenait au "bangweni" la tête haute, après avoir donné l'impression que cette question de l'île comoraise de
Mayotte était le dernier de ses soucis!!!!
Tant pis! Nous nous contenterons de la petite joie, des petites secondes que nous avons grillées pour lire les petites lignes qui, tout compte fait, ne nous apprennent rien du tout!
Exactement comme nous nous sommes réjouis quand nous avions appris, souvenez-vous, que Sambi avait décidé de ne plus accueillir les soit disant immigrés clandestins kwassa kassés à Mayotte. Ce fut en effet pour apprendre le lendemain qu'il n'en était rien, que c'était une erreur, que nous avions mal compris,que ce qui était décidé, c'était simplement que désormais les autorités seraient prévenues du retour des enfants prodigues, qu'il n'y aurait point de colis- surprise et surtout que tout se passerait comme sous Mohamed Bacar.........  

Ensuite nous constatons que la "question de l'île comorienne de Mayotte" a été présentée sans aucun dossier ce qui est à la fois contraire aux usages et au réglement intérieur de l'Assemblée Générale des Nations Unies



Voici la note verbale présentée par la Mission Permanente de l'Union desComores auprès de l'ONU, sans mention d'aucune pièce jointe





Nations Unies A/64/143


Assemblée générale

Distr. générale
10 juillet 2009
Français
Original : anglais

Soixante-quatrième session

Demande d'inscription d'une question à l'ordre du   de la soixante-quatrième session

Question de l'île comorienne de Mayotte

Note verbale datée du 25 juin 2009, adressée
au Secrétaire général par la Mission permanente
des
Comores auprès de l'Organisation des Nations Unies


La Mission permanente de l'Union des Comores auprès de l'Organisation des
Nations Unies présente ses compliments au Secrétaire général de l'Organisation et a
l'honneur de demander, conformément à l'article 13 du Règlement intérieur de
l'Assemblée générale, l'inscription à l'ordre du jour provisoire de la soixante-
quatrième session de l'Assemblée générale d'une question intitulée « Question de
l'île comorienne de Mayotte ».

09-40106 (F) 150709 150709

*0940106*


Fin de la note verbale

Or l'article 20 du règlement intérieur de l'Assemblée Générale des Nations unies dispose
.

.
Article 20
.

"Toute question proposée pour inscription à l'ordre du jour doit être accompagnée d'un mémoire explicatif et, dans la mesure du possible, de documents de base ou d'un projet de résolution."

Il fallait donc obligatoirement joindre à la note un mémoire explicatif pour indiquer au moins sommairement en quoi consiste la question, ce qu'on attend de l'Assemblée, pourquoi on l'a saisie.



Il était absolument indispensable de rappeler l'historique de la question, comment la France a réussi à nous ridiculiser tous les ans en nous faisant dire que des négociations étaient en cours, alors qu'il n'en était rien, comment d'année en année les résolutions prises par l'AG ont été piétinées par la France .



Il fallait tout d'abord poser le problème dans son cadre nouveau qui est d'ores et déjà celui de l'annexion après avoir été pendant des années celui de l'occupation.

Depuis que le processus de départementalisation deMayotte est en marche (il vient d'aboutir à la loi française du 23 juillet 2009) nous sommes purement et simplement annexés, Mayotte devenant département français.

C'était l'occasion de rappeler que les Nations unies ont "condamné les referendums du 8 février et du 11 avril 1976organisés dans l'île comorienne deMayotte par le gouvernement français et les considèrent comme nuls et non avenus et rejettent toute autre forme de referendum ou consultations qui pourraient être organisés ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France, toute législation étrangère tendant à légaliser une quelconque présence coloniale française en territoire comorien de Mayotte »



Il fallait rappeler le point 2 de toutes les résolutions prises depuis la 36ème session, c'est-à-dire depuis 1981, un leitmotiv qui doit « casser les oreilles » de l'occupant , l'occupant qui ne peut être heureux que si on lui permet de rester sourd, muet, et aveugle...Un leitmotiv que nous reprendrons pourtant car pour nous il ne sera jamais question de le laisser tranquille :

« invite le gouvernement français à respecter les engagements pris à la veille du  référendum d'autodétermination de l'Archipel desComores du 22 décembre 1974pour l'unité et de l'intégrité territoriale des Comores

 

Il fallait rappeler surtout les injonctions claires et précises données à l'occupant français de déguerpir du territoire comorien deMayotte et notamment la résolution 31/7

http://www.un.org/french/documents/view_doc.asp?symbol=A/RES/31/4&Lang=F,

par laquelle les Nations Unies

1.  demandent « au gouvernement français de se retirer immédiatement de l'île comorienne de Mayotte, partie intégrante de la République indépendante des Comores et de respecter sa souveraineté »

2.  condamnent énergiquement la présence de la France à Mayotte qui constitue une violation de l'unité nationale, de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de la République indépendante des Comores

3.  lance un appel à tous es Etats membres afin qu'ils interviennent individuellement et collectivement auprès du gouvernement français en vue de l'amener à renoncer  à son projet de détacher l'île comorienne de Mayotte de la République des Comores

 

Sur la base de ces données, il fallait proposer un projet de résolution.

 

Ce travail pourtant simple n'a pas été fait. Il faut poser la question à l'auteur de la note verbale : « pourquoi ? »

 

Trois réponses possibles :

 

·        ou bien la note verbale c'est de la poudre aux yeux destinée à nous faire croire qu'il n'est pas vrai que Mayotte ait été vendue, à crédit avec quelques acomptes à la signature du contrat, poudre qui sera ponctuée de la fumée des déclarations tonitruantes en séance plénière  ·        ou bien il y a quelques carences à déplorer au niveau de notre administration qui n'arrive pas à lire les textes du droit international, ni à se conformer aux usages des Nations Unies ·        Ou bien le « mémoire explicatif » de l'article 20 du règlement intérieur de l'Assemblée Générale des Nations unies est en préparation quelque part au ministère des Affaires Étrangères  à Moroni ou à New York

 

Comme je suis naïf et optimiste  (vous me connaissez bien !)  j'opte pour la troisième hypothèse. Et tant pis pour ceux qui préfèrent spéculer sur le montant des compensations versées ou encore dues ! Je me garderai bien quant à moi de dire ce que j'ignore et dont je n'ai aucune preuve !

Je pense d'ailleurs que tout se passe à Moroni !  A  New York, je ne suis pas sûr que mon ami Toihir dispose  pour sa mission d'un ordinateur !

 

Mes amis ! Il faut que chacun de nous apporte sa contribution ! Notre pays compte beaucoup de jeunes chômeurs diplômés de l'Université. Et d'autres qui travaillent ! Je lance un appel à tous pour  qu'ensemble nous nous attelions à la tâche ! Il faut aider les Affaires Étrangères à élaborer ces deux documents : le mémoire explicatif et le projet de résolution.

Sans ces deux documents, notre note verbale déclencherait l'hilarité générale et personne ne nous prendrait au sérieux.

Il n'y aurait que du vent en séance plénière et beaucoup de ricanement

 

C'est sans doute parce que nous nous sommes discrédités pendant des années, que nous sommes obligés de nous présenter seuls avec une petite note verbale de 3 lignes à la main, sans l'appui ni le soutien d'aucun des autres pays membres.